Éducation : la scolarisation de la jeune fille, un facteur important pour le développement d’un pays
En Guinée, la scolarisation des jeunes filles est toujours un défi majeur à relever. Beaucoup de filles, dont l’âge varie entre 6 et 17 ans, ne sont pas scolarisées. Maïmouna Cissé Diakaby activiste, a expliqué que chaque année passée sur les bancs de l’école, permet à une fille d’augmenter son futur revenu de 10 à 20 %, ce qui participe directement au développement économique de son pays.
Face à cette situation, elle dit avoir constaté avec amertume ce qu’elle qualifie de discrimination à l’égard des jeunes filles par rapport à leurs scolarisations, qui pourtant constitue un facteur d’ouverture pour celle-ci.
« Je pense que la scolarisation des jeunes filles est un facteur essentiel pour le développement guinéen. Quand on parle de la scolarisation de la jeune fille, c’est de lui permettre d’avoir les outils qui vont assurer son développement personnel mais également le développement de sa communauté », a-t-elle déclaré.
Selon les constats, nombreuses sont les filles qui à un certain niveau abandonnent l’école. Pour cette activiste, cela est dû à plusieurs raisons.
« Pour les personnes dans les milieux ruraux, l’éducation de la jeune fille n’est pas aussi importante que celle du garçon. Quelquefois même en milieu urbain, on voit dans la rue, les jeunes filles qui vendent, dans les familles qui travaillent comme domestique. Il y a également d’autres problématiques surtout en milieu rural comme la distanciation. L’école peut être très loin de la maison. Ce qui va encore être un frein à l’accès de la jeune fille », a déploré Maïmouna Cissé Diakaby.
Cet abandon de l’école n’est pas sans conséquence, soutient-t-elle. « Au niveau personnel, une jeune fille qui n’est pas éduquée ou qui n’a pas fini sa scolarisation sera moins outillée face aux obstacles de la vie. On est dans un monde de plus en plus globalisé où l’éducation reste importante. Quand elle n’est pas éduquée, elle a du mal à avoir son emploi. Elle a du mal à faire des choix pour elle-même. Par exemple, quand on va parler en termes de maternité, de planning familial, elle peut à ne pas avoir accès ».
Pour changer ce paradigme Maïmouna Cissé Diakaby, estime que la sensibilisation des parents et le suivi de cette couche sont primordiales.
Elle invite l’État à encourager la formation de celle-ci pour le bien du pays.
Ibrahima Sory BARRY