Guinée : « C’est une bonne chose de poursuivre Alpha Condé et son régime »
Plusieurs victimes de répressions policières ont porté plainte contre l’ex président déchu Alpha Condé au TPI de Dixinn. Ils sont au total 48 victimes et parents de victimes à avoir pris cette décision. Le vice président de l’organisation guinéennes des droits l’homme s’est exprimé sur ce sujet qui fait la une de l’actualité.
Ils sont au total 48 victimes et parents des victimes à avoir porté plainte au tribunal de première instance de Dixinn contre l’ancien président déchu Alpha Condé. Ils réclament que justice soit faite contre les répressions policières sous le régime Condé. Le vice président de l’organisation guinéennes des droits l’homme pense que la forme de la procédure est bien mais le fond fait défaut. « Moi même j’ai appris que quelques personnes ont déposé une plainte contre Alpha Condé au tribunal de Dixinn. C’est une bonne chose de poursuivre Alpha Condé et son régime pour les exactions qui ont été commises. La question qui se pose est celle de savoir est ce que le tribunal de Dixinn est compétent pour gérer ces genres d’actions. Là, c’est au procureur d’examiner cette demande et voir dans quelle mesure il pourrait poursuivre ou ne pas poursuivre parce que l’opportunité de poursuivre lui appartient », a déclaré Alpha Amadou DS Bah, vice-président de l’OGDH
Pendant le règne de l’ancien président Alpha Condé, plusieurs citoyens ont été victimes de répression des hommes en uniforme, des milliers de jeunes sont tombés sous les balles. L’OGDH s’engage à soutenir toutes ces victimes. « Si l’aide d’ODGH est requise, nous les accompagnerons non seulement sur le plan juridique mais également sur le plan judiciaire. On pourrait leur donner des conseils pratiques et également les accompagner et leur fournir des avocats si besoin en était », a-t-il ajouté.
Me Alpha Amadou DS Bah invite la justice à jouer pleinement son rôle dans les dossiers qui concernent les répressions policières pendant ces 10 dernières années.« Beaucoup d’exaction ont été commises et la justice s’est toujours illustrée par son absence. Donc, aujourd’hui, la justice doit prendre toutes ses dispositions pour que ces faits soient jugés afin de prévenir d’éventuel exaction ».
Selon Amnesty international, les violences policières ont causé la mort d’au moins 66 personnes en Guinée avant, pendant et après l’élection présidentielle d’Octobre 2020. En outre, plusieurs guinéens ont perdu des biens privés dans les manifestations au cours de la gestion de l’ancien chef de l’Etat.
Ibra BARRY
Tel : 00224 656 77 52 34