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Insalubrité : à cause des ordures, une mosquée et le cimetière de Dar-es-salam 2 risquent de disparaître (grand format)

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A cause des déchets qui envahissent ses alentours, plus de trois ans maintenant, la mosquée de la décharge de Dar-Es-Salam est inopérationelle. Si rien n’est fait, ce lieu de culte et le cimetière sont en voie de disparition.

A signalé que c’est depuis le 18 mai 2019, qui était la date de déguerpissement, la mosquée de Dar-es-Salam 2 est restée fermée. « Il y a plus de 25 milles habitants qui gravitent au tour des ordures ici. La fumée, les odeurs nauséabondes, l’incinération des centaines de pneus par nuit. On dirait que nous sommes des animaux » a déploré Charles Bamba, chef de quartier Dar-es-Salam 2

Poursuivant son intervention, « Je demande au chef de l’Etat parce que c’est lui la solution. Tous les autres comme le maire ou le gouverneur, si tu les parle, tu n’auras jamais de solution. Tout le dit on attend le président. Donc, nous aussi, on veut voir le président par rapport à notre problème. Donc, nous demandons au président de nous aider. On a appris qu’il y a une place de 100 hectares à Kouria pourquoi ne pas transférer cette décharge là-bas. C’est mieux que de rester dans la grande ville ici », Charles Bamba, chef de quartier Dar-es-Salam 2.

A cette occasion, le chef secteur d 6 a exprimé son souhait face à cette situation. « Ce que nous souhaitons au niveau des hautes autorités, c’est de prendre en compte les souffrances des populations et surtout d’apporter des mesures idoines », Ousmane Baldé.

Quat à Facely Mara, chef secteur 14 n’a pas manqué lui aussi de dénoncer les conditions dans lesquelles ils vivent dans ce quartier « Ce qui est là nous dépasse plus que le mot.  Nous sommes là aujourd’hui mais presque nous sommes tous malade. Nos puits sont pollués. Dans notre mosquée, personne ne pris dedans actuellement depuis des années. Notre cimetière où six quartiers enterrent est en phase de disparaître. Donc, nous sommes là aujourd’hui, d’abord nous fumons plus que les fumeurs. Les hangars que vous voyez, ce sont des gens qui n’ont pas reçu leur argent. Ils ne savent pas où partir ».

Récemment, un habitant s’est rendu à l’hôpital après avoir constaté un malaise : « l’odeur des ordures nous fatigue beaucoup. Quand je suis allé à l’hôpital, on m’a dit d’arrêter de fumer pourtant je n’ai jamais fumé de la cigarette », El hadj Hamidou Barry, habitant de Dar-es-Salam.

Réalisé par Fatoumata Diakité

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