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Crises post-électorales : des boutiques pillés et des maisons incendiées à Conakry

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Une maison incendiée lors de la crise post-électorale
Une maison incendiée lors de la crise post-électorale
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La crise post-électorale continue à enregistrer des victimes à Conakry. En plus des familles endeuillées, certaines familles ont été victimes de pillage. C’est le cas de semaine dernière, à Kissosso situé en haute banlieue de Conakry, des familles ont été victimes de pillage de la part des jeunes partisans du RPG et de l’UFDG.

A cette occasion, notre rédaction a rencontré cette semaine quelques victimes qui interpellent l’Etat face à cette situation.

« Je suis rentré en famille, la nuit du mercredi. J’ai trouvé un mouvement dans le quartier qui ne m’a pas plus. Quand je suis arrivé au niveau du carrefour château, j’ai vu la foule. Les jeunes de là-bas et ceux d’ici, c’est-à-dire entre RPGistre et l’UFDG. Ce sont les militants de ces deux partis qui s’affrontaient entre eux. Entre temps, j’ai appelé certains membres de la famille, ils m’ont dit de ne pas rentrer, de rester quelque part en attendant mais ne rentre pas, le mouvement est très chaud dans le quartier. Tout monde avait peur. Les gens pleuraient en famille. Certains membres de notre famille sont partis se réfugier chez nos voisins qui les ont accueillis.

Le jeudi, la situation s’est aggravée. Une autre foule s’est levée, ils ont même commencé à repousser les policiers. Les policiers se sont reculés jusqu’au niveau du carrefour château. A ce niveau, il y avait des jeunes qui sont sortis les aider pour ne pas que ceux d’ici les fasse du mal. Certains jeunes d’ici gâtaient des boutiques pour les biens des gens. Ceux de l’autre côté aussi, dès qu’ils ont eu la force, ils ont foncé, ils ont brûlé la maison de mon père. Mais avant de mettre le feu, ils sont rentrés dans toutes les chambre et prendre tout ce qu’ils ont besoin », a expliqué Mohamed Salif Camara, victime.

Poursuivant son intervention, il a ajouté : « la maison de notre voisin aussi, ils ont commencé à profiter un à un. Les policiers étaient arrêtés à côté. Nous les avons dits de venir nous aider pour ne pas que les jeunes brûlent la maison. Mais, ils ne l’ont pas fait ».

Cet affrontement a enregistré des blessés entre les manifestants. Mohamed Camara, une autre victime a indiqué que : « Mon grand frère était sorti avec son enfant, ils l’ont tiré une balle avec un fusil de chasse. Il est légèrement blessé au niveau de sa tête. Heureusement, la balle lui a frôlé. Nous appelons les autorités en aide parce qu’on n’a pas de moyen. Ils n’ont qu’à nous aider à construire. Personne d’entre nous ne travaille ici. Notre père se débrouille en vendant de charbon pour nous nourrir. Ils sont venus tout gâter. Personne n’est sorti avec quelque chose. Nous n’avons pas où aller. Nous étions là en famille », a-t-il déploré.

Ibrahima BARRY

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