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“La place de l’enseignant n’est pas en prison”, martèle Abdoulaye Sow leader de l’USTG

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Abdoulaye Sow, secrétaire général de l'Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG)
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La tension monte entre l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG) dont est affilié le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) et les autorités gouvernementales. Plusieurs enseignants sont détenus à la maison centrale de Coronthie depuis quelques jours. Ils ont été présentés le jeudi 17 janvier devant un juge du Tribunal de première instance de Mafanco.

Au cours de sa réquisition, le procureur général près du Tribunal a requis 6 mois de prison contre les prévenus syndicalistes. A la sortie de l’audience, Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’USTG a dénoncé la détention des enseignants. “L’éducation vous le savez tous est le socle du développement économique et social d’un pays. Chaque citoyen guinéen devrait prendre conscience de l’injustice qui est en train de s’opérer aujourd’hui vis-à-vis des enseignants. On est outré ou choqué. Quand l’opinion internationale va apprendre ça, c’est une honte pour moi, c’est une honte pour le pays“, a-t-il dit.

Les gens [enseignants] n’ont rien fait. Ils n’ont fait que revendiquer leur droit. A cet effet, en ma qualité de secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG), je demande à tous les composantes de l’USTG, nous avons tous nos enfants à l’école. L’école est perturbée aujourd’hui, nos amis, nos syndicalistes sont en prison. La place du syndicaliste ce n’est pas en prison. La place de l’enseignant n’est pas en prison. La place de l’enseignant c’est en classe. Donc, je demande à toutes les composantes d’observer le mot d’ordre de grève à partir du mardi 21 janvier“, a appelé le syndicaliste.

Le verdict des enseignants est attendu le mardi 21 janvier au Tribunal de première instance de Mafanco. Les enseignants sont en grève depuis le 9 janvier. Le SLECG qui a appelé à la grève réclame 8 millions de francs guinéens comme salaire de base.

Karim Soumaré

 

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