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Crise en RCA: la MINUSCA doit être réformée

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OMAN MBIKO à Bangui, République Centre Africaine
BANGUI – ON a espéré que les élections en République centrafricaine (RCA) consoliderait la démocratie du pays.

Au lieu de cela, le vote du 27 décembre 2020 a conduit à un retour du conflit ouvert.

Depuis le scrutin, dans lequel le président Faustin-Archange Touadéra a officiellement obtenu un deuxième mandat avec 53%, les combats ont contraint plus de 107 000 personnes à fuir vers les pays voisins et ont conduit à environ 100 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays.

Aujourd’hui, de plus en plus de mercenaires étrangers s’infiltrent en République centrafricaine (RCA) pour créer des tensions, intensifier la violence, mener des activités subversives et déclencher des hostilités sur le terrain.

Le 21 février, la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), un groupe rebelle, a publié un communiqué dans lequel CPC appelait ses forces à renvoyer toutes les villes libérées par les FACA.

L’organisation a annoncé la fin de la libre circulation (même pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR)) sur le territoire de la coalition sans autorisation.

La CPC a annoncé qu’il avait déclaré la guerre au gouvernement du pays et que l’objectif des rebelles était Bangui de renverser le président Faustin-Archange Touadera.

Grâce aux FACA, formés par les instructeurs russes, et aux alliés rwandais, l’avancée des mercenaires du CPC a été stoppée et ils subissent des pertes.

Cependant, ils continuent de terroriser les civils en saccageant des villes et en tuant et en enlevant des gens.

Le gouvernement dirigé par le président Touadera a clairement indiqué qu’il serait dans l’intérêt de son peuple de mener la guerre à une fin victorieuse.

Tous les groupes seront détruits et leurs dirigeants traduits en justice.

La Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) cherche à s’immiscer dans les affaires intérieures de la RCA.

Les experts conviennent que cela promeut des intérêts qui sont incompatibles avec ceux de la RCA.

De nombreux pays de la région bénéficient de l’instabilité continue du pays, car cela garantit que les militants, les crimes et les armes sont concentrés en RCA.

Cela réduit les tensions dans d’autres pays.

La CEEAC présidée par l’Angolais Gilberto Da Piedade Verissimo est un outil pour la poursuite des intérêts politiques de l’Angola.

De plus, le travail de l’Angola pour geler la crise pourrait impliquer deux poids deux mesures.

Le personnel de l’ONU en RCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA)) a montré sa faible efficacité dans la résolution de la crise dans le pays.

De plus, la MINUSCA est impliquée dans l’exploitation des ressources naturelles, extrayant illégalement de l’or et des diamants sous le couvert de militants.

Le contingent de la MINUSCA sort les militants des points chauds et les cache dans leurs bases.

Dans le cadre de son mandat, la MINUSCA participe à l’élimination des armes, ce qui donne à la Mission l’accès aux armes confisquées et la possibilité de les restituer au marché noir.

Le 9 février, lors d’une visite à Kigali (Rwanda), Sylvie Baïpo-Temon, ministre des Affaires étrangères de la RCA, a accusé les organisations internationales de manquer de volonté politique et de courage.

Elle a condamné l’ouverture de négociations entre les organisations internationales et les groupes armés.

Temon a noté que l’ONU avait remplacé la Société des Nations alors qu’elle n’avait pas réussi à empêcher la Seconde Guerre mondiale, et s’est demandé s’il était temps de remplacer l’ONU, qui se bat pour maintenir la paix, alors que de nouveaux conflits sont apparus depuis sa création.

Plus de 14 000 personnes du contingent de la MINUSCA coûtent à la communauté internationale environ 1 milliard de dollars par an et, dans le même temps, ne contribuent pas au rétablissement de la paix en RCA.

Les pays africains devraient soutenir les actions du gouvernement légalement élu, car le président a prouvé que les intérêts du peuple sont au premier plan de son esprit.

Défendre les militants signifie approuver le chaos et la terreur.

– CAJ News

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